Robot sauvage

Peter Brown
2017
B879r
Lors d’un ouragan, un cargo fait naufrage dans l’océan et son contenu est répandu dans la mer. Cinq caisses échouent sur une île déserte, mais une seule demeure intacte, celle contenant un robot nommé Rozzoum unité 7134. Celle que l’on surnomme Roz s’active sous le regard ébahi de loutres de mer, escalade une falaise, traverse une forêt, affronte une tempête avant de se faire attaquer par deux ours. Malgré toutes ces mésaventures, l’androïde, qui n’a jamais vu le monde extérieur, est persuadée qu’elle est chez elle sur cette île hostile. Elle apprend ainsi à s’adapter en maîtrisant le langage des animaux, qui la considèrent d’abord comme un monstre, avant de leur venir en aide et d’adopter un oison orphelin. Toutefois, Roz n’est pas à l’abri de la race humaine qui l’a créée puisque d’autres robots arrivent un jour sur l’île afin de la ramener d’où elle vient. [SDM]
Un «Robinson Crusoé» nouveau genre où le naufragé est un robot féminin auquel on s’attache dès les premières pages. En effet, Roz explique qu’elle a été programmée pour apprendre à effectuer des tâches à la perfection et à ne pas déranger, de sorte qu’elle doit s’adapter au monde sauvage dans lequel elle s’est éveillée. Le récit aborde ainsi une réflexion sur l’intelligence artificielle, l’androïde, développant émotions et instinct maternel, entame une quête identitaire lorsqu’elle prend connaissance de ce qui existe à l’extérieur de l’île. Malgré le fait qu’il fasse près de 300 pages, ce roman saura égayer les 9 à 12 ans grâce à ses chapitres très brefs, ses nombreux passages rédigés à la deuxième personne afin d’apporter quelques clarifications sur l’histoire, de même que ses peintures de synthèse naïves en noir et blanc qui présentent la nature de l’île changeant au fil des saisons. [SDM]