Le 6. 2, Francis l’intrépide

Jean-François Roberge
2014
R638s

Francis, surnommé le 6, fait son entrée au secondaire. Alors qu’il commence à peine à s’orienter et à mesurer la charge de travail qu’un étudiant doit abattre au secondaire, voilà qu’on lui propose coup sur coup de faire partie de l’équipe d’improvisation et de signer des chroniques dans le journal étudiant. Le capitaine de l’équipe d’impro, un élève arrogant de troisième secondaire, et une affaire de vols d’examens vont lui donner du fil à retordre. Par ailleurs, Francis trouvera difficile d’entretenir une relation amoureuse à distance. Bref, cette nouvelle année lui réservera bien des surprises. [SDM]

Récit sympathique empreint de suspense abordant les thèmes de l’amour, de l’autonomie et de l’affirmation de soi. Le tout est agrémenté de références à la mythologique grecque. Des jeux et des activités pédagogiques animent la fin de l’ouvrage. [SDM]

 

Il y a un serpent dans mon école!

David Walliams
2017
W211i

Aujourd’hui, tous les élèves de M. Joyeux ont le droit d’apporter leur animal de compagnie en classe. Si certains d’entre eux se présentent avec une gerbille mignonne à croquer, un chat énorme ou une tortue centenaire, Miranda, elle, fait une entrée remarquée sur le dos de Gédéon, son immense python. Celui-ci terrifie tant les enfants que les autres animaux, qui parviennent néanmoins à l’apprivoiser en voyant à quel point il est amusant. La directrice, qui déteste les animaux de compagnie – et particulièrement les serpents – vient cependant mettre fin à leur plaisir, mais Gédéon est un python futé qui entend bien laisser les enfants faire tout ce qu’ils veulent. [SDM]

Critique : Après les histoires abracadabrantes d’un éléphant, d’un hippopotame et d’un ourson, le duo Walliams et Ross nous sert une nouvelle satire délurée mettant en scène un animal qui crée un réel charivari. Si le comportement de la directrice est odieux, son autorité est toutefois défiée lorsque le python l’avale, ce qui permet aux enfants d’inviter toutes sortes d’animaux en classe. Une histoire farfelue qui permet d’alléger la peur des serpents, mais qui peut également donner de mauvaises idées aux élèves qui ont tendance à désobéir à leurs enseignants. De multiples jeux typographiques et des dessins brouillons à l’encre, colorés à l’aquarelle, donnent vie à cette fiction humoristique. [SDM]

Ma jumelle & moi. 1, Une rentrée mémorable!

Carolyn Chouinard
2017
C552m

Anaïs et Maya sont des jumelles identiques. En apparence du moins, puisque sous leurs boucles blondes, elles dissimulent des caractères très différents. Alors que la première, très discrète, se passionne pour la lecture et les parties de pêche avec son grand-père, la seconde est un véritable moulin à paroles et tient difficilement en place. Il y a à peine une dizaine de jours, leur famille a mis pied à terre après avoir passé les trois dernières années à naviguer sur les mers du monde à bord du «Mary Poppins». Les deux soeurs font donc leur entrée à l’école pour la première fois, puisque leur mère leur servait jusqu’alors de professeur privé. En raison de sa timidité, Anaïs trouve particulièrement difficile l’intégration dans ce nouvel environnement dont elles ne connaissent pas les règles. Aussi, est-elle profondément découragée lorsque leur enseignante leur propose de faire un exposé en classe sur leur périple autour du monde et que sa soeur accepte sans lui demander son avis. Les conseils prodigués par sa mère lui permettront-ils de survivre à l’épreuve? [SDM]

Critique : Un premier roman narré avec simplicité par la jeune Anaïs, qui forme avec sa soeur un duo très attachant, dont les aventures se font le miroir des émotions et du quotidien des fillettes de leur âge. La lecture est facilitée par une abondance de dialogues ainsi qu’une police de caractères large et aérée. Des illustrations de synthèse naïves animent avec candeur le texte, qui est l’occasion de dédramatiser et d’aborder avec légèreté les soucis et aléas de la vie scolaire. [SDM]

La princesse de partout

Lucie Bergeron
2017
B496p

Il était une fois une princesse qui se sentait partout chez elle grâce à cette petite poche de barboteuse, de salopette ou de robe à bretelles dans laquelle elle traînait son royaume, son château et la campagne environnante. Du fond de cette poche surgissaient des acrobates pour l’aider à monter et descendre les escaliers, des gardes pour la protéger du danger, des maîtres pour lui apprendre les sons et les mots et un grand maître pour l’aider à réaliser les plus belles peintures du jardin d’enfants. Mais vint le jour où on lui acheta une robe de grande fille pour qu’elle puisse faire son entrée à la grande école. Une robe très jolie, mais dépourvue de poche. Désormais seule pour affronter l’inconnu, l’héroïne enchaîne les maladresses alors qu’elle n’est plus une princesse à qui on passe tous ses caprices, mais une fillette parmi les autres. Une discussion organisée par la maîtresse sur l’îlot des coussins lui offre toutefois l’occasion de découvrir non seulement qu’elle n’est pas la seule à se sentir chagrinée loin de son royaume, mais également qu’elle a le don de remonter le moral à ses copains par ses histoires. [SDM]

Un album qui file très adroitement la métaphore de la petite princesse choyée des contes de fées (en effectuant ainsi au passage un clin d’oeil au phénomène de l’enfant-roi) pour exprimer avec beaucoup de justesse les sentiments qu’éprouvent les enfants lors de l’entrée à l’école, entre l’angoisse de la séparation, la tristesse, la perte des repères ou encore les échecs, difficiles à gérer, qui jalonnent les apprentissages. Le texte est très joliment accompagné de tableaux de synthèse naïfs campant la mignonne héroïne aux grands yeux expressifs dans des décors rehaussés de papiers peints, de fleurs et de petits personnages tout droit sortis d’un univers merveilleux. Ce dernier reste d’ailleurs présent dans le portrait tout à fait rassurant que l’on offre de l’école maternelle, et ce, à travers les jouets (châteaux, soldats, poupées, cheval de bois) et autres éléments décoratifs (fleurs en pot, figurines d’oiseaux) ornant les étagères de la classe, peinte dans des tonalités éclatantes. [SDM]

Le pays du fond de la classe

Didier Lévy
2017
L668p

Un enfant raconte son stratagème pour arriver à s’évader dans ses rêveries, pendant qu’il est en classe. Littéralement, en faisant semblant d’être attentif, assis au fond de la classe, il prend son envol et part rejoindre le ciel où tous les rêveurs se rencontrent poliment en silence. Puis, il est ramené sur Terre par sa maîtresse, qui lui demande gentiment d’aller s’asseoir en avant, mais le garçon nous informe qu’il n’a pas abandonné son combat pour continuer à rêver. [SDM]

Critique : Des crayonnés peinturés avec des couleurs douces et un peu en transparence, nous amènent dans un voyage imaginaire au coeur de l’inattention. À l’aide d’un personnage qui ne se culpabilise pas, nous appréhendons le plaisir qu’il y a à être distrait, mais l’école sert aussi à ramener la concentration de l’enfant sur le sujet des leçons enseignées. Alors, il faut apprendre à faire la part des choses. [SDM]

Collection : «Les chemins de l’école»

2015-2017
Cotes variées

Série de documentaires, inspirés des reportages télévisés éponymes, donnant à plonger dans le quotidien exceptionnel de jeunes écoliers des quatre coins du globe pour lesquels le chemin jusqu’à l’école constitue un voyage semé d’embûches et de dangers. Dangers provenant tantôt de la nature, tantôt des hommes ou d’une faune sauvage, que les enfants affrontent courageusement en s’accrochant à leur rêve d’un avenir meilleur.

Mon premier jour d’école

Jane Godwin
2014
G591m

Album proposant de découvrir en parallèle le premier jour d’école de cinq enfants d’une même classe, mais d’origines ethniques diverses: Tim, Anna, Fatou, Julien et Pauline. Quatorze doubles pages thématiques (les préparatifs, les présentations, les amis, la visite de l’école, une petite pause, la récréation, l’heure du rangement, l’heure des parents, etc.) donnent à les suivre dans la découverte de leur nouvel environnement, des règles de vie qui assurent l’harmonie, des amitiés qui se nouent, des apprentissages effectués, du moment du goûter, bref, des événements et activités amusantes marquant une journée type. [SDM]

Un album d’une belle sensibilité qui évoque très judicieusement la rentrée scolaire à travers le regard différent de cinq enfants aux personnalités diamétralement opposées, qui sont tour à tour inquiets, curieux, timides ou emballés et qui manifestent chacun des aptitudes, forces et faiblesse différentes dans le cadre des activités proposées. Des aquarelles auxquelles ont discrètement été intégrés quelques photographies et éléments de collage offrent un écrin à la fois doux, pétillant et feutré à cet instantané très juste du monde de l’enfance, auquel une foule de petits détails confèrent poésie et authenticité. [SDM]

Je suis en retard à l’école parce que…

Davide Cali
2015
C153j

Interrogé par la maîtresse sur la raison de son énième retard, un bambin se lance dans une histoire rocambolesque au fil de laquelle les excuses toutes plus farfelues et saugrenues les unes que les autres s’enchaînent à un rythme effréné. Invasion de fourmis géantes, attaque de démons ninjas, haie d’honneur réalisée par d’inquiétantes majorettes, changements de taille multiples, enlèvement par un étrange peuple de taupes et multiples détours par le pays des contes et des légendes sont au nombre des aventures rythmant le trajet vers l’école du héros à l’imaginaire débridé, qui répond même au passage à un appel du Président requérant ses talents de joueur d’échecs pour sauver la planète d’une invasion d’extraterrestres! [SDM]

Critique : Après «Je n’ai pas fait mes devoirs parce que…», le tandem Cali-Chaud réitère avec un nouvel opus savoureusement déjanté et impertinent, qui propose une promenade inoubliable dans l’imaginaire foisonnant d’un héros qui ne manque pas de ressources! Des tableaux bouillonnants de vie et de détails rigolos animent avec fantaisie et expressivité cette surenchère d’excuses abracadabrantes qui catapulte le jeune garçon et son chien dans un univers fantasmagorique où s’invitent notamment le Petit Chaperon rouge, Hansel et Gretel, le yéti et le joueur de flûte de Hamelin. Ceci tandis qu’un travail d’une grande finesse sur les jeux de perspectives et de cadrages rehausse très habilement le comique des situations évoquées. [SDM]

Le livre noir sur la vie secrète des animaux. 1, L’école

François Gravel
2015
G775L

Bien qu’ils les côtoient quotidiennement et partagent leur vie avec eux, les humains ignorent énormément de choses à propos des animaux et l’auteur entreprend de remédier à la situation dans cette série de petits carnets noirs recelant des secrets étonnants! Ce premier titre propose de découvrir les écoles ultrasecrètes où les jeunes bêtes à plumes et à poils apprennent tout ce qu’il y a à savoir non pas pour obéir à la gent humaine, mais plutôt pour lui jouer des tours et, surtout, éviter de lui ressembler! Les singes y découvrent ainsi l’importance de la récréation et le pouvoir des grimaces, les araignées effectuent des études scientifiques très poussées qui leur permettent de construire des toiles plus solides que l’acier, les fourmis y enseignent l’haltérophilie, les goélands y apprennent des techniques infaillibles pour mettre la patte sur les frites de ces animaux stupides que sont les hommes et les perroquets y élaborent des exposés oraux percutants! [SDM]

Un précis fantaisiste débordant d’humour qui dresse, en neuf courts chapitres, un portrait joyeusement décalé des moeurs d’autant d’espèces du règne animal tout en établissant des parallèles loufoques entre ce dernier et la gent humaine, qui apparaît comme la créature la moins intelligente de la planète, elle dont les travers sont pointés du doigt au passage! Les jeux de mots se succèdent à bon rythme au gré des textes, rédigés dans des registres variés, qui prennent tour à tour la forme de tests, de documents officiels, de tranches de vie ou encore d’exposés de maîtres, que viennent ponctuer des faits étonnants véridiques sur les bêtes en vedette, dont le comportement et la relation aux hommes sont cernés avec beaucoup de finesse. Des croquis expressifs en noir et blanc, dans lesquels s’animent un bestiaire caricatural loufoque, égaient le tout sur des pages cernées de bordures gribouillées en noir en référence au titre. [SDM]

Si tu ne vas pas à l’école…

Ingrid Chabbert
2017
C426s

Album où l’on raconte comment une maman menace gentiment son fils de petits ennuis s’il ne veut pas aller à l’école (il n’apprendra plus rien, des racines pousseront sous ses pieds, la grande soeur de la sorcière Bougougnou viendra le garder). Or, voyant qu’il n’y a rien à faire, elle lui dit que la seule solution est qu’il redevienne un bébé, puisqu’il n’y a que les bébés qui ne vont pas à l’école! [SDM]

Une histoire à l’humour pince-sans-rire aigre-doux, illustrée d’images de synthèse naïves rehaussées aux crayons de couleur. Les courtes phrases, présentant le dialogue entre Louis et sa mère, arborent des caractères colorés, soulignant tour à tour les conséquences énoncées par l’une et les répliques inflexibles de l’autre. Le tout propose un tableau comique et fantaisiste de la relation entre un parent inventif et un enfant récalcitrant. [SDM]