Olga et le machin qui pue

Elise Gravel
2017
G775o
Olga est une jeune fille qui adore les animaux, mais qui a un peu plus de difficultés avec les humains. Elle rêve de devenir une incroyable enfant zoologiste reconnue à travers le monde, et pour ce faire, elle observe toutes sortes de bestioles tout en cherchant à les protéger contre les actions de l’Homme. Elle consigne tout dans son carnet d’observations, où elle décrit également les gens qui l’entourent: ses voisines nunuches qui l’énervent, la bibliothécaire aux grandes dents, le monsieur bedonnant du magasin, etc. Dans ce premier volume, la fillette entend un curieux bruit venant des poubelles et découvre des crottes d’animaux ressemblant à des smarties qui mènent à son cabanon. Prenant son courage à deux mains, Olga s’attend à tomber sur un voleur ou une licorne, mais elle trouve plutôt un animal étrange qu’elle n’a jamais vu: il a l’air d’un croisement d’un petit cochon et d’une patate, dégage une vilaine odeur et répète constamment « bof ». La jeune fille décide justement de nommer son nouveau compagnon Bof et, l’emportant à la bibliothèque, au parc à chiens et dans une boutique d’objets divers, elle compte bien en apprendre un peu plus sur son animal afin de l’apprivoiser et de l’étudier. [SDM]
Critique : On retrouve la fascination d’Élise Gravel pour les petites bêtes étranges ou dégoûtantes dans cette série tout à fait farfelue présentant une fillette asociale qui croit (jusqu’à preuve du contraire!) qu’elle déteste les humains. Or, en faisant ici des recherches sur l’étrange animal qu’elle a trouvé, Olga en vient justement à côtoyer les autres et à découvrir que, malgré tout, certains d’entre eux ne sont pas si mal! Ce roman graphique mêle ainsi paragraphes et de nombreuses cases de BD où les onomatopées abondent. Les illustrations présentent un graphisme naïf et minimaliste ponctué de phylactères et de textes en grands caractères, coloré uniquement de noir, de blanc et de teintes de rouge. [SDM]