Moha le fou, Moha le sage

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Tahar Ben Jelloun
1978
B456m

À la fois légendaire et contemporain, pétri de sagesse séculaire et de considérations actuelles, le récit est très poétique et pittoresque.

Qui, au Maghreb, ne connaît Moka ? On l’a entendu déclamer sur une place publique. On l’a vu déchirer de vrais billets devant une banque. Il a tiré au clair l’étrange histoire d’une ancienne et puissante famille, su le secret de l’esclave noire et celui de la petite domestique, chacune interdite de parole. Il a pris à partie le technocrate et le psychiatre, conversé avec Moché, le fou des Juifs, et avec l’Indien, cet autre exclu.
Arrêté, tué, enterré, Moha ne cesse de parler — et sa parole ne peut tarir car elle est la tradition maghrébine même, la vérité lyrique qui résiste. Moha raconte son peuple, Tahar Ben Jelloun raconte Moha : allez donc arrêter le vent sur les
sables.