Le livre où la poule meurt à la fin

François Blais
2017
B635L

Catherine est une poule qui vit dans un grand poulailler. Elle a le défaut d’être dépensière, elle achète à crédit tout ce qui lui fait un tant soit peu plaisir. Le coq en chef du poulailler attire son attention sur son défaut, il lui demande comment elle fera pour rembourser tout cet argent. Catherine rétorque aisément qu’elle doit passer à l’abattoir la semaine prochaine, elle ne compte pas rembourser ses créanciers, ils ont simplement été bêtes de donner du crédit à une poule élevée pour sa chair. Même à la confesse, Catherine n’a pas de remords devant le prêtre qui lui dit qu’elle pourrait perdre le paradis. Si la consommation de masse n’est pas possible là-bas, ça ne l’intéresse pas. Elle regrette seulement qu’elle ne puisse pas profiter du spécial annoncé à l’épicerie, sur le poulet de la semaine prochaine, car ce sera elle dans l’emballage, cette fois. [SDM]

Une fable assez percutante, qui parle des risques de l’endettement sans aucun détour. Catherine surconsomme, c’est un défaut. Or, de son point de vue, c’est plutôt le système qui est ainsi fait et cela lui plaît bien, elle ne compte pas changer ses habitudes. Que penser alors? Est-ce que Catherine détient une secrète vérité ou si ses maîtres moralisateurs ont vraiment raison? Ce sera au lecteur de réfléchir à une piste de solution. De superbes dessins, mêlant peinture et pastel, illustrent cette histoire désopilante. [SDM]