Le chevalier blanc

Michaël Escoffier
2017
E74c

Animé d’un courage et d’une persévérance à toute épreuve, le vaillant Chevalier Blanc est bien décidé à venir en aide à la princesse qu’un dragon malfaisant semble retenir prisonnière au sommet de la plus haute tour d’un château. Armé d’une échelle et d’une catapulte, le téméraire gentilhomme multiplie les tentatives afin de rejoindre la belle, qui tente pourtant de l’inciter à renoncer à son projet en arguant qu’elle est totalement libre de ses gestes… [SDM]

Critique : Un album empreint de l’humour gentiment provocateur d’Escoffier, qui déconstruit avec une joyeuse pagaille les stéréotypes associés aux héros de contes et de récits de chevalerie en donnant vie à une joute verbale savoureuse entre un chevalier qui manque d’écoute et une princesse hardie et énigmatique, qui n’a nullement besoin d’être secourue comme le révèle la chute levant le voile sur sa nature surprenante. Le texte, qui tient entièrement aux dialogues qu’ils échangent avec une joyeuse impertinence, est rédigé dans deux typographies distinctes et intégré à des crayonnés charbonneux, esquissés avec virulence sur du papier brun aux allures de parchemin que viennent rehausser des explosions de blanc et de rouge vin. [SDM]