Kipik

Ilaria Guarducci
2017
G914k
Kipik, un personnage grognon couvert d’épines, vit seul dans une forêt sombre où il s’applique à être le plus méchant des méchants, volant des goûters, insultant les arbres et enfermant des rouges-gorges dans des bocaux. Il s’en prend ainsi à toutes les créatures qui mènent une vie joyeuse, jusqu’au jour où il perd toutes ses épines. Désormais rose et tout doux, il ne fait plus peur à personne. Alors qu’il se lamente sur son sort, Bernard le lapin vient à sa rencontre et lui fait découvrir toutes les choses qu’il ne pouvait pas faire quand il était couvert de piquants: jouer au ballon, bavarder et se rapprocher des autres. Toutefois, son caractère mordant risque bien de refaire surface lorsque ses épines se mettent à pousser de nouveau. [SDM]
Critique : Une histoire sur la réclusion, la méchanceté et la socialisation où une bestiole d’allure repoussante apprend que ce n’est pas parce qu’elle est différente des autres qu’elle ne peut pas se lier d’amitié avec eux. Le récit démontre également que chaque personne est plus qu’une simple enveloppe corporelle et qu’on réussit à être heureux en faisant fi des apparences. De sympathiques images de synthèse mêlant peinture et crayon de bois campent le tout dans un décor forestier dont les teintes oscillent entre le vert, le bleu et l’ocre. [SDM]