Centgrillons

Daniel Laverdure
2018
L399c

Où l’on retrouve Maxime, jeune garçon de dix ans déjà rencontré dans Le Petit Capuchon rouge et Le Petit Pousset, qui décide cette fois d’utiliser son précieux don (celui d’intervenir dans les histoires et d’en modifier le déroulement) afin de mettre un peu d’ordre dans Cendrillon, s’insurgeant d’entrée de jeu en constatant que le père, obnubilé par la beauté de sa seconde épouse, ne réagit pas aux mauvais traitements dont est victime sa fille. À peine arrivé, il se présente ainsi à cette dernière comme un « fée parrain » (question de contrecarrer au passage la discrimination envers les garçons dans l’univers des fées), l’aide à accomplir ses multiples corvées ménagères et prenant un malin plaisir à ridiculiser le comportement des ignobles demi-soeurs. Le soir venu, il remet par ailleurs espièglement en question les décisions de la fée marraine, apporte une explication au fait que seuls les souliers de verre conservent leur apparence sur le coup de minuit et prodigue de sages conseils au prince pour lui éviter d’avoir à essayer la pantoufle à toutes les filles du royaume alors que cette dernière se lavent environ une fois par mois au Moyen Âge. [SDM]

Une parodie pétrie d’humour absurde et d’ironie ayant pour héros un jeune garçon au discours légèrement provocateur et irrévérencieux, qui multiplie les jeux de mots faciles et adresses au lecteur tout en s’amusant ici à déformer les formules du conte et à railler le comportement des gens entourant Cendrillon. Le texte abondamment dialogué est rédigé dans une large typographie et jalonné de quelques dessins en noir et blanc évoquant ceux des livres à colorier. Une lecture de détente amusante et sans prétention. [SDM]