Le petit renne de Noël

Nicola Killen
2017
K48p
Ollie se réveille en entendant tinter des clochettes. Elle s’aventure dans la forêt située derrière sa maison et trouve un renne. Une aventure magique est sur le point de commencer pour la fillette qui vivra un Noël inoubliable. Une belle histoire d’amitié entre une petite fille et un renne perdu. Les magnifiques illustrations de Nicola Killen dans ce livre aux pages découpées enchanteront les lecteurs.

À la recherche du père Noël

Thierry Dedieu
2016
D299a
Par un doux matin d’hiver, le bonhomme de neige des Sorensen quitte son petit jardin tranquille avec pour seul bagage un baluchon contenant quelques biscuits ainsi que les grelots qu’il souhaite offrir au père Noël. Or, la route jusqu’en Laponie est longue et semée d’embûches! À plusieurs reprises, le brave bonhomme glisse et trébuche alors qu’il traverse des champs, gravit des montagnes et suit le cours des rivières. Le corbeau, le cerf, le renard et le lapin acceptent bien de lui indiquer la route à suivre lorsqu’il s’égare en chemin, mais tous réclament en échange une partie du contenu de sa besace, puis son chapeau, son écharpe et la carotte qui lui sert de nez. Le héros est donc totalement dépouillé lorsqu’il arrive devant l’ours, qui accepte heureusement une comptine en guise de dédommagement. Mais quelle sera la réaction du père Noël face à ce petit bonhomme qui se présente à lui les mains vides? [SDM]
Un conte de Noël dans la grande tradition du genre, qui relate la quête mouvementée d’un bonhomme de neige au grand cœur que ni les écueils, ni les rencontres parfois inquiétantes n’arrivent à décourager. Le récit, rythmé par des dialogues répétitifs revenant comme une agréable ritournelle, est magnifiquement porté par des tableaux aux tonalités sépia. Réalisés sur des fonds crème, ces derniers font alterner les portraits saisissants d’animaux croqués en gros plans et les représentations de paysages hivernaux grandioses (entre forêts et montagnes) sur lesquels tombe une neige duveteuse qui confère à l’ensemble une ambiance feutrée des plus agréables. La beauté de ces tableaux, que vient rehausser une fine bordure décorative, est sublimée par une mise en page irréprochable où le texte est rédigé en rouge sur des fonds verts, dans la grande tradition du temps des Fêtes. Une couverture entoilée parfait ce petit bijou au charme rétro, dont la chute rappelle d’ailleurs judicieusement que le véritable cadeau est celui que l’on offre sans rien attendre en retour. [SDM]

Le plus beau sapin du monde

Robert Soulières
2016
S723p
Hugo est fou de joie lorsque son papa lui annonce que, cette année, ils iront chercher leur sapin de Noël directement dans la forêt. Un sapin qui sera le plus gros, le plus vert et le plus fourni de tous! Malheureusement, rien ne se passe comme prévu. Depuis la coupe effectuée dans les bois à l’aide d’une hache et d’une scie jusqu’à l’illumination qui provoque un court-circuit, le bambin relate les différentes étapes de cette aventure mouvementée au cours de laquelle le pauvre arbre perd peu à peu l’allure glorieuse qu’il arborait dans son milieu naturel… [SDM]
Une histoire de Noël résolument moderne et originale au fil de laquelle s’esquisse le portrait à la fois cocasse et touchant d’un papa rempli de bonnes intentions, qui enchaîne les maladresses sous le regard de son fils et de son épouse. Si ces derniers s’efforcent de lui dissimuler le découragement qu’ils éprouvent à la vue du pauvre sapin, qui ressemble bientôt à un « vieux céleri », leurs mimiques ne laissent cependant aucune place à l’interprétation pour le lecteur! L’humour dévastateur de Soulières est en effet superbement appuyé par des saynètes qui ajoutent au comique de situation par l’ajout d’une foule de petits détails, un beau sens de la mise en scène et un trait vif, tonique et légèrement caricatural tout à fait dans le ton. [SDM]

Un garçon nommé Noël

Matt Haig
2016
H149g
Le quotidien est plutôt rude pour Nicolas, un jeune Finlandais de onze ans, qui n’a pour seules possessions qu’un traîneau en bois et une poupée fabriquée dans un navet. Depuis que sa mère est décédée, il habite seul avec son père, un bûcheron qui peine à les faire vivre. C’est dans l’espoir d’offrir à son fils une vie meilleure que ce dernier accepte un jour de participer à une mission commanditée par le roi, qui a promis une énorme récompense à quiconque réussira à prouver l’existence des lutins, ces petites créatures qui habiteraient, dit-on, une contrée magique du Grand Nord. Dévasté, Nicolas est confié à son affreuse et méchante tante Carlotta. Après deux mois de mauvais traitements, l’enfant décide de partir à la recherche de son père en compagnie de Miika, son amie la souris. Éclair, un renne blessé par un chasseur, se joint bientôt à la petite expédition, qui avance péniblement en bravant le froid, la fatigue et les bêtes sauvages. Peu de temps après avoir retrouvé le bonnet rouge paternel, abandonné dans la neige, Nicolas est sauvé d’une mort certaine par deux petites créatures, qui ont à leur tour bien besoin de son aide pour se débarrasser du tyran qui a chassé le bonheur et la bonté de leur village… [SDM]
Un roman profondément émouvant qui propose de découvrir les origines du personnage emblématique de la fête de Noël. Au gré d’une trame oscillant entre tragédie et magie, les lecteurs se voient entraînés dans un périple captivant et envoûtant à travers les paysages enneigés de la Finlande, et ce, jusqu’à une contrée magique du Grand Nord, où les lutins cohabitent avec des rennes volants, des trolls agressifs et de jolies fées pas toujours gentilles. Un univers d’une grande richesse se dévoile ainsi à travers la quête initiatique d’un jeune garçon rêveur, respectueux, courageux et incapable de méchanceté, qui fait preuve d’une résilience extraordinaire. Un jeune garçon qui refuse de se laisser envahir par la méchanceté et l’amertume en dépit non seulement des tragédies qui ont marqué son enfance, mais également de la misère, de la tristesse, de la faim et des innombrables injustices qui caractérisent le monde des hommes. L’auteur trouve une explication touchante et convaincante aux éléments fondateurs du mythe du père Noël au fil de ce récit plein d’espoir, qui fleure bon la cannelle et le pain d’épices et qui donne à réfléchir sur le pouvoir de la bonté, de la gentillesse et de l’altruisme en rappelant que rien n’est impossible à celui qui croit. Des extraits de la ##Gazette des neiges## et de vifs crayonnés à la plume ajoutent une touche gentiment décalée à l’ensemble. [SDM]

Quand le père Noël était petit…

Linda Bailey
2015
B155q
Album où l’on raconte l’enfance étonnante du père Noël. Dès sa naissance, le petit Noël était tout rond et tout mignon, avec son petit nez et ses joues rouges. Sa voix tonitruante émettait des « Ho! Ho! » bien sentis et il raffolait du rouge. Dès l’enfance, le joyeux garçon était généreux, aimait emballer et offrir des cadeaux à ses amis et a étonné ses parents en leur demandant un cerf (que ses parents ont confondu pour un cheval) comme animal de compagnie. Il aimait aussi la fraîcheur du réfrigérateur, ramoner la cheminée et bien manger. Devenu adulte, il s’en est allé s’installer au pôle Nord et y construisit un atelier de jouets… [SDM]
Cette histoire ingénue, qui imagine l’enfance du joyeux personnage emblématique du temps des Fêtes, est illustrée de charmantes illustrations stylisées aux accents surannés, réalisées aux crayons de couleur et campant l’intérieur chaleureux du foyer de cette famille ordinaire ayant donné naissance à un être vraiment exceptionnel. [SDM]

Le garçon qui nageait avec les piranhas

David Almond
2015
A452g
Stan Potts, 12 ans, vivait tranquillement avec sa tante Annie et son oncle Ernie jusqu’à ce que ce dernier, au chômage, s’abandonne à un véritable délire poissonnier. Il fonde une petite conserverie de poissons et embauche sa femme et son neveu Stan. Ce dernier veut bien l’aider, mais quand cela devient trop infernal, Stan s’enfuit avec la troupe de forains de Dostovieski, Natasha et les autres. Dans un univers merveilleux et au fil de son voyage, de la pêche aux canards au grand saut dans l’aquarium de piranhas, Stan fait des rencontres, grandit et découvre son destin. [SDM]
Véritable roman initiatique, drôle, poétique et touchant, le récit parle de famille, de poissons, d’amitié, de rédemption et de dépassement de soi. Porté par une plume d’une finesse et d’une douceur unique, et de fort sympathiques illustrations, le lecteur se laisse entraîner avec jubilation dans la douce folie de tous ces personnages improbables, délivrant au fil des rencontres, des leçons pleines de grâce et de charme. [SDM]

Le seul et unique Ivan

Katherine Applegate
2015
A648s
Il y a maintenant de nombreuses années qu’Ivan, le gorille, est exhibé dans un enclos vitré en plein cœur d’un vieux centre commercial. Il cohabite avec Stella, la vieille éléphante, et, trois fois par jour, les spectateurs admirent leurs prouesses. Il y a aussi le Bob, le chien errant, qui leur rend visite, de même que Julia, la fille du concierge, qui aime bien dessiner la ménagerie. C’est elle qui fournit à Ivan des crayons et du papier afin que ce dernier puisse exprimer sa fibre artistique. Mais la popularité du cirque est en baisse. Mack, le propriétaire, fait donc l’acquisition de Ruby, une jeune éléphante, dans l’espoir de raviver l’enthousiasme du public. Arrivant de la savane, elle est terrorisée, mais Stella la rassure et la nouvelle venue s’avère une compagne très sympathique. Alors que les autres animaux sont habitués à la captivité, la terre natale de Ruby lui manque terriblement! Ivan promet donc à Stella, alors gravement malade, de faire tout son possible afin d’améliorer leurs conditions de vie. [SDM]
Critique : Narré par Ivan et prenant la forme de courtes saynètes, ce roman, d’une grande sensibilité, transporte le lecteur dans le quotidien et les souvenirs du héros qui est d’une lucidité désarmante, très conscient de son rôle d’amuseur public. Excellente amorce de réflexion au sujet de la captivité et de l’exploitation des animaux, la fin demeure douce-amère puisque, malgré l’amélioration des conditions de vies des animaux (ils sont transférés dans un zoo et côtoient d’autres membres de leur espèce), ils demeurent tout de même prisonniers d’une infrastructure. Quelques illustrations naïves en noir et blanc ponctuent la narration avec douceurs et candeur. [SDM]

Henri & cie. 1, Opération Béatrice

Patrick Isabelle
2016
I74h
Lorsque Henri doit composer un texte en classe sur sa vie, il raconte que sa mère était une espionne qui l’a confié à un homme en lui remettant un pendentif muni d’un verrou et qu’elle garderait la clef. Le jour où elle le retrouverait, elle pourrait le reconnaître en utilisant sa clef. Henri est un peu mythomane, son imagination est débordante, malgré cela il passe souvent inaperçu à l’école. Durant l’année, avec ses amis Léo et F.-X., ils vont tenter de se rapprocher des filles. Mission compliquée lorsqu’on a douze ans et que cela s’accompagne d’une timidité que le héros ne soupçonnait pas en lui-même à l’égard des jeunes filles qu’il n’est pas certain de comprendre puisqu’il les perçoit comme des extraterrestres. [SDM]
Le premier tome de cette série est très prometteur. Le personnage principal est à la fois sensible et drôle à souhait. Le lecteur s’y attache spontanément, il possède un don pour montrer le ridicule dans les situations du quotidien. Certes, le plus souvent il s’empêtre dans son ridicule, mais cela lui permet d’arriver à ses fins et il finit par se faire apprécier pour son côté gauche. Dans ce volume, Henri souhaite se rapprocher de Béatrice pour laquelle il a le béguin. [SDM]

Tommy l’enfant-loup

Samuel Archibald
2015
A673t
Une nuit froide de juin, trois chasseurs et leur ami mettent la main sur trois louveteaux et un jeune garçon sauvage dans la réserve faunique des Laurentides. Les louveteaux orphelins sont confiés à un refuge alors que le petit garçon est adopté par un couple infertile d’Arvida. Le petit garçon appelé Tommy, souvent victime de moqueries et de cruelles rumeurs, a bien du mal à trouver sa place auprès des humains. Au décès de sa mère adoptive, le garçon est tenté de fuir dans la forêt. Heureusement, les deux frères Archibald, ses jeunes voisins, lui font promettre de rencontrer d’abord Bill Bilodeau, l’ami des animaux. Ce dernier lui raconte alors la fameuse nuit où il l’a découvert et les deux hypothèses possibles expliquant sa présence chez les loups. [SDM]
Quelques dessins expressifs en noir et blanc donnent vie à cette histoire, campée à Arvida, qui prend des airs de fable. Le tout marie habilement mythe et réalité avec un soupçon de mystère et des références aux légendes amérindiennes. Notons que ce livre est le premier d’une série de cinq mettant en scène les aventures de Bill Bilodeau et des frères Archibald. [SDM]

Plus léger que l’air

Simon Boulerice
2015
B763p
Bref roman au cours duquel Junior, qui se fait appelé Bouboule à l’école en raison de son surpoids, veut suivre des cours de ballet comme son amie Flavie qui exécute de si jolis sauts en tutu dans la cour de récréation. Bien sûr, ceci déclenche le fou rire des écoliers et attire l’attention de la bande de Charlot. Ce dernier lui lance alors violemment un ballon dans le ventre et Junior rentre chez lui, après qu’un professeur se soit assuré qu’il ait sa clé. Avant de rentrer cependant, l’enfant obèse fait un détour par l’école de danse pour chiper un tutu, comme celui de Flavie, aux ballerines absentes. Dans sa précipitation, il perd sa clé. Arrivé chez lui, il saute le plus haut possible et entre par la fenêtre de sa chambre. Là, il aspire de bonnes goulées de la bonbonne d’hélium de son père (qui doit souvent gonfler des ballons pour son métier de clown). Or, tout ce gaz l’emporte bientôt dans le ciel… [SDM]
Un roman fantaisiste qui amène le garçon mal dans sa peau à prendre de nombreux risques pour fuir les railleries de ses camarades d’école. Après avoir survolé la ville en tutu, il fait une chute libre au cours de laquelle sa maman astronaute le rattrape heureusement et prend connaissance de ses misères et de son désir de faire de la danse. Des aquarelles campent avec fantaisie cet univers pas si loin de la réalité et dans lequel on dessine une allégorie du désir d’être alléger, de son poids et de sa peine, pour transcender ce corps mal-aimé. Un conte qui va peut-être un peu loin cependant dans le ridicule pour illustrer cette quête psychologique et qui pourrait bien provoquer la moquerie plutôt que l’empathie. [SDM]