Prix littéraires Quoyle est un ballot que la vie a piétiné. Petit journaliste dans une feuille des environs de Boston, il s'est marié à une harpie qui finira par le quitter, non sans avoir tenté de vendre leurs deux filles à un pédophile. A la mort de sa femme, il s'exile, le cœur brisé, avec ses filles et sa tante, au pays de ses ancêtres, Terre-Neuve. Peu à peu, il rebâtit sa vie comme une maison en ruine battue par des vents furieux. Nœuds et dénouement est l'histoire d'un homme et d'un père transfigurés par l'apprentissage d'un bonheur simple.
Si Jed Martin, le personnage principal de ce roman, devait vous en raconter l'histoire, il commencerait peut-être par vous parler d'une panne de chauffe-eau, un certain 15 décembre. Ou de son père, architecte connu et engagé, avec qui il passe seul de nombreux réveillons de Noël. Il évoquerait certainement Olga, une très jolie Russe rencontrée au début de sa carrière, lors d'une première exposition de son travail photographique à partir de cartes routières Michelin.
« Je m'appelle Renée, j'ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7, rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j'ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l'image que l'on se fait des concierges qu'il ne viendrait à l'idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants. »
Le jeune Arnljótur va quitter la maison, son frère jumeau autiste, son vieux père octogénaire, et les paysages crépusculaires de laves couvertes de lichens.
D'une sensibilité extrême. À travers le destin de deux enfants provenant de famille très différentes, mais qui ont souffert des affres de la guerre, le portrait d'un pays vaincu transparait. Sur les conséquences de la guerre qui touchent sans discrimination. D'une grande beauté. Plume avec beaucoup de finesse. Un prix littéraire incontesté.
Blanche a longtemps rêvé de marcher jusqu'au bout de toutes les routes. Pourtant, elle n'a pas souvent franchi les montagnes qui bordent sa petite ville natale de Baie-Saint-Paul. Aujourd'hui, à la veille du grand départ, elle vit comme sur un quai de gare. En attendant le train qui la mènera à Samarcande, elle range ses affaires et ses souvenirs, tout en parlant à Florent, son mari décédé, à qui elle donne des nouvelles du monde.
A travers le destin d'un peintre paraplégique, l'auteure met « en lumière plusieurs maux de la société » (K. Gagnon) occidentale moderne. Une belle réussite dans laquelle elle « fait monter le mouvement du monde vers l'artiste claustré » (J. Allard). [SDM]
Absolument excellent! Beaucoup de finesse dans l'écriture. Personnages avec beaucoup de sensibilité.
Dans La main d'Iman, plusieurs voix se succèdent pour nous raconter une histoire qui se déroule sur trois générations. Chacune apporte une pièce au puzzle et le lecteur verra peu à peu la mécanique implacable du destin, que l'auteur a mise en marche depuis sa toute première ligne, aboutir à une véritable tragédie.
Regard sur la vie d’un architecte. Histoire qui se construit lentement. Très beaux dessins. Prix spécial du jury 2011 (Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulème).
Ce drame personnel, se déroulant pendant la première guerre mondiale, raconte l’humanité ni blanche, ni noir. Bouleversant.