Les Aériens

Marie-Catherine Daniel
2017
D184a

Pour cette nouvelle rentrée, Alexandre se retrouve seul, abandonné de tous, suite à un drame causé par son frère. Heureusement, Sarah est là et elle n’aime pas les injustices.

Ensemble, ils font la connaissance d’un être étrange : Courantd’Air. Ce dernier se cache du terrifiant Blizzard. Son but ? Détruire la ville !

Dad. 1, Filles à papa

Nob
2015
BDJ D121

Bande dessinée retraçant, dans une succession de courtes saynètes, le quotidien survolté de Dad, un homme qui a renoncé à la carrière d’acteur à laquelle il aspirait pour devenir un père au foyer qui ne tourne plus que quelques pubs ridicules et qui élève seul ses quatre filles. Des filles âgées de 10 mois à 20 ans, qui sont toutes nées de mères différentes et qui arborent des caractères bien trempés: Pandora, l’aînée intellectuelle étudiant à l’université, Ondine, l’adolescente un brin révoltée aux préoccupations bien de son temps, Roxanne, la sportive espiègle au grand sens de la répartie, et Bérénice, la craquante petite dernière. [SDM]

Une chronique pleine de charme qui relate, dans un juste dosage de tendresse et d’humour, les aléas d’une famille monoparentale moderne composée de membres attachants et imparfaits, à commencer par le père célibataire ayant en partie conservé son âme d’adolescent. Un dessin tout en rondeurs, coloré dans une palette de tons doux, anime avec fraîcheur ces tranches de vie (prépubliées dans «Le journal de Spirou») qui soulignent avec une gentille ironie le fossé entre les générations mises en scène tout en croquant les grandes étapes de la jeunesse à travers les figures de la fratrie. [SDM]

De papa en papa

Émilie Vast
2016
V341d

« Il y a très, très, très, très longtemps, le papa du papa du papa du papa du papa de mon papa vit naître le papa du papa du papa du papa de mon papa. » Ainsi commence cet album tout carton dont le texte évoque de double page en double page les générations d’hommes d’une même famille jusqu’à la chute très bien vue, qui permet d’établir un lien entre le papa-lecteur et son fils: « Il n’y a pas longtemps, moi, ton papa, je t’ai vu naître, toi, mon enfant. » [SDM]

Critique : Un album ingénieux pour aborder la question de la généalogie avec les plus petits. Le texte tout simple est marqué par des répétitions qui confèrent l’allure d’une berceuse rassurante à cette randonnée du passé au présent. L’ensemble est par ailleurs ingénieusement mis en images par de superbes portraits de poupées gigognes russes, dont la grandeur décroît peu à peu au fil de l’album et auxquelles on a ajouté une moustache. Toutes se ressemblent, mais chacune arbore des attributs floraux et animaliers d’une couleur particulière, illustrant ainsi avec énormément de finesse et de subtilité l’héritage familial et la singularité de chaque génération. Un petit bijou, présenté dans un format cartonné, dont on salue la maquette soignée et très esthétique. [SDM]

 

Mon papa est un soleil

Johan Leynaud
2015
L684m

Un bambin pose un regard rempli d’admiration sur son papa, qui sait absolument tout faire: siffler, faire ses lacets, claquer des doigts, sauter sur un pied et faire rire sa maman sans arrêt. L’enfant craint cependant de passer complètement inaperçu aux côtés d’un tel soleil. Heureusement, son papa sait faire grandir les petites étoiles et les amener à briller aussi fort que lui, comme le découvre le jeune garçon en concoctant un gâteau tout seul… sous sa supervision. [SDM]

Une célébration tonique des relations pères-fils et du regard admiratif que ces derniers posent sur le modèle auquel ils aspirent à ressembler. Le court texte d’une grande simplicité est accompagné de croquis minimalistes, qui allient un trait vif et dynamique à des aplats jaune serin pour donner vie aux héros stylisés, à commencer par le papa dont la silhouette est rehaussée de rayons de soleil. Un rayonnement qui rejaillit également sur son fiston lors de la chute. [SDM]

Mon papa préféré

Bénédicte Guettier
2011
G937m

Page après page, un lapereau rose s’amuse à imaginer les jeux, aventures extraordinaires et moments de tendresse qu’il partagerait avec son papa si ce dernier était un crocodile qu’il consolerait tous les soirs, une girafe qui lui ferait visiter les nuages, une tortue avec laquelle il ferait la course, un hibou qui lui raconterait des histoires dans le noir… « Mais mon papa, c’est mon papa et je ne veux pas l’échanger. C’est mon papa préféré », celui qui sait si bien faire les câlins! [SDM]

Des illustrations minimalistes, colorées d’aplats aux tonalités éclatantes cernées de noir, mettent en image avec fraîcheur et tendresse ces petits moments de complicité filiale qui se closent sur une belle déclaration d’amour. [SDM]

Les dimanches du papa qui avait 10 enfants

Bénédicte Guettier
2014
G937d

On suit ici les aventures d’un père aux prises avec dix enfants espiègles et dissipés. [SDM]

Critique : Des gouaches minimalistes, cernées de larges contours noirs et rehaussées de couleurs acidulées, donnent vie à cette histoire joyeuse et amusante. [SDM]

Petit Poisson blanc et son papa

Guido van Genechten
2017
G326p

Petit Poisson blanc écoute ses copains énumérer les qualités et aptitudes exceptionnelles de leur papa. Celui de Pieuvre a les plus longs bras, celui de Tortue est extrêmement fort, celui de Petit Poisson rouge possède une superbe collection de coquillages, celui d’hippocampe nage à la verticale… Le héros démontre toutefois au final qu’il n’a rien à envier à personne puisque son papa à lui est le plus gentil; il joue beaucoup avec lui et lui raconte de formidables histoires tous les soirs. [SDM]

Une histoire narrée en une quinzaine de courtes phrases toutes simples, qui se fondent dans huit larges panoramas campant la candide faune marine dans des décors stylisés et épurés. Réalisés dans un mélange de collage et de peinture chatoyante, ces derniers se découpent sur des fonds noirs qui confèrent une grande luminosité aux abysses mis en scène, favorisant par le fait même une première initiation tout en douceur à la vie sous-marine. Ceci tout en proposant ici une belle ode à la diversité des papas et aux relations privilégiées qu’ils entretiennent avec leur progéniture tout en respectant leur personnalité. [SDM]

Des ailes dans la nuit

Jane Yolen
2017
Y54d

Tard un soir d’hiver, longtemps après l’heure où elle se met habituellement au lit, une fillette entame une balade nocturne avec son père dans l’espoir d’apercevoir le grand-duc. « Le long sifflet d’un train, comme une très triste chanson » (p. 4), vient momentanément accompagner le crissement du pas des promeneurs dans la neige, tandis qu’ils s’enfoncent dans la forêt sous le regard d’argent de la lune. Silencieuse et à l’écoute, la fillette chemine dans le sillon de son père, qui lance à quelques reprises un appel au volatile avant de reprendre sa marche parmi les ombres impressionnantes. Ceci jusqu’à une clairière où a enfin lieu la rencontre mémorable… [SDM]

Un album magnifique, tout en délicatesse, en sensibilité et en émotion, qui exprime avec énormément de douceur et de poésie cette aventure particulière partagée par un père et sa fille. La complicité qui les unit est palpable, au même titre que l’harmonie qui les unit à la nature immense et enveloppante, au sein de laquelle ils cheminent respectueusement, remplis d’espoir. Ce moment intimiste et privilégié est narré par la jeune héroïne dans un texte d’une grande justesse au sein duquel les sentiments et sensations sont finement appuyés par des métaphores d’une grande force d’évocation. Le rythme lent et poétique souligne parfaitement l’attente fébrile et la patience que manifestent les protagonistes tout au long de leur route, et ce, en dépit du froid qui voile leur regard et qui rosit leurs joues. La récompense précieuse et tant attendue vient clore avec puissance cette quête contemplative et multisensorielle, qui est superbement portée par des aquarelles réalistes. En jouant habilement sur les perspectives, cadrages ou encore jeux d’ombres et de lumière faisant contraster le bleu de la nuit avec la blancheur de la neige et la clarté de la lune, l’illustrateur permet de prendre toute la mesure de la majesté et du mystère entourant les paysages forestiers dans lesquels les minuscules héros s’introduisent sur la pointe des pieds. Un très grand ouvrage, auréolé d’une petite touche de nostalgie savoureuse, qui a remporté la médaille Caldecott en 1988. [SDM]

Comme une princesse

Brigitte Minne
2013
M665c

Une superbe histoire mettant en scène une petite fille qui veut être une princesse, malgré ses lunettes et une dent en moins, et son père aimant, qui fera tout pour faire réaliser à la fillette qu’elle est une princesse, quoi qu’il advienne. [SDM]

Une grande tendresse se dégage de cet album, tant dans les mots doux et délicats, que dans les illustrations rondes, aux tons poudrés. Il y a une belle complicité entre la petite fille et son papa. Et ce dernier va lui montrer que dans ce monde, ce n’est pas comme dans les contes, les princesses peuvent être différentes (par leurs physiques, leurs âges, leurs professions) et toutes précieuses chacune à leur manière parce qu’elles ont développé un talent particulier ou parce qu’elles sont entourées d’amour. Ce papa a brisé le stéréotype de la princesse idéalisée dans les yeux de sa fille, avec amour, intelligence et bienveillance, il lui a rendu le sourire, et la douceur de croire qu’elle aussi est une princesse. [SDM]

Ma petite boule d’amour

Jasmine Dubé
2013
D814m

Grand album au cours duquel on narre comment un vieil ours mal léché, vivant seul dans sa tanière depuis que sa compagne l’a quitté, répond un jour à l’appel d’un ourson abandonné entendu en rêve. Accompagné par une mouche prénommée Tsé-Tsé qui le guide jusqu’à l’ourson, le gros ours atteint finalement cette vallée asséchée vue en rêve pour y découvrir et adopter le frêle animal qu’il réanime grâce à la Grande Ourse. La constellation lui fournit ainsi par magie le lait de la Voie lactée, les framboises célestes et l’aide d’une bonne étoile filante. Le chant et les caresses du grizzly font le reste et l’ourson entre alors dans la vie de l’ours devenu père d’une petite boule d’amour. [SDM]

Des aquarelles de synthèse esquissent de manière impressionniste et dans un paysage de hautes montagnes cette ode à l’adoption, au rôle salvateur du père et à l’apport mutuel de l’attachement. [SDM]